Quelques faits



632
personnes meurent prématurément chaque année à Bruxelles en raison de l'air pollué qu’elles respirent, sans compter les gens qui tombent malades
80
Les concentrations de particules fines à Bruxelles sont 80% plus élevées de ce qui est conseillé pour notre santé
45
plus de risque de contracter une maladie coronarienne et 30% plus de risque d'accidents vasculaires cérébraux que dans une situation d'air sain
67
% des émissions de NO2 nocives proviennent du transport routier, dont 96% des voitures diesel
  • La pollution de l’air à Bruxelles est principalement causée par le trafic dense et la combustion du bois.
  • La pollution de l’air à Bruxelles dépasse les normes européennes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les normes européennes sont trop faibles pour protéger adéquatement la santé des citoyens. Les concentrations de particules fines à Bruxelles sont 80% plus élevées de ce que l’OMS considère sans danger pour notre santé.
  • Les particules ultrafines sont particulièrement nocives pour notre santé. Elles proviennent en grande partie des véhicules diesel. Les voitures de société ont un kilométrage supérieur à celui des voitures ordinaires. Ces voitures sont souvent des véhicules diesel. Depuis dieselgate, nous savons que même les voitures diesel les plus récentes émettent 5 à 10 fois plus que légalement autorisé.
  • Les polluants sont nocifs pour notre santé et peuvent causer des problèmes respiratoires, en particulier pour les personnes vulnérables comme les enfants, les personnes âgées et les asthmatiques. La pollution réduit la fonction pulmonaire et aggrave les maladies comme l’asthme, mais peut aussi conduire à des maladies cardio-vasculaires et au cancer du poumon. Chaque année 632 personnes meurent prématurément à Bruxelles en raison de l’air malsain qu’ils respirent et davantage de gens en tombent malades..
  • La pollution de l’air augmente le risque a leucemi dans les enfants, et le risque de cancer pulmonaires et vessie. Les femmes auraient deux fois plus de risque de cancer du sein à l’exposition chronique à la pollution de l’air.
  • A l’exposition chronique pendant la grossesse, la pollution de l’air peut causer des naissances prématurées et augmente le taux de faible poids à la naissance. Les enfants qui vivent dans des zones polluées ont une fonction pulmonaire réduite et un risque accru de contracter de l’asthme. La pollution de l’air affecte également la capacité cognitive.
  • En Belgique, la pollution de l’air nous coûte annuellement 17 milliards ou 6% de notre PIB. Ceci est un coût énorme que nous ferions mieux d’investir dans les technologies propres qui bénéficieront la santé de toute la population.


Pourquoi agir


Que fait le gouvernement bruxellois?

Le nouveau plan ACE de juin 2016 contient un certain nombre de mesures positives. L’introduction d’une zone à basse émission à partir de 2018 est une bonne nouvelle, mais il y a peu de garantie que l’air s’assainisse rapidement. Les voitures diesel ne seront pas interdits, et depuis le dieselgate, nous savons que même les nouveaux véhicules diesel dépassant les normes 5 à 10 fois.
Le nouveau plan de Bruxelles énumère également des mesures importantes telles que l’amélioration de la planification urbaine, la promotion des transports moins polluants et une réduction des déplacements domicile/travail-école. Le plan parle beaucoup d’encourager et de planifier, mais il reste difficile de savoir quand et comment des mesures commenceront effectivement à être mises en place. Sans priorités, il n’y a aucune garantie que les résultats suivent à court terme.

La LEZ se doit plus ambitieuse et la mise en oeuvre accélérée

La Zone à Basse Emission ne garantit pas d’air propre avant 2025. C’est trop tard! Depuis le dieselgate, nous savons que même les nouveaux véhicules diesel émettent 5 à 10 fois trop de substances nuisibles, mais le gouvernement de Bruxelles n’instaure pas de dieselban, tandis que Paris, Madrid, Mexico City et Athènes interdiront d’ici 2025, l’accès à la ville aux voitures diesel.

Dieselban et autres priorités

Les mesures qui ont le plus d’impact doivent être mises en œuvre avec priorité. L’exécution doit être surveillée afin que des ajustements puissent être faits, si nécessaire, afin de satisfaire à la norme européenne, et répondre aux directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au plus vite. Le problème des véhicules les plus polluants et la marche au ralenti doivent être résolus avec urgence et le co-voiturage propre doit être rendu attractif. En parallèle, le gouvernement doit veiller à ce que la combustion du bois diminue.

Alternatives


La mobilité douce et des transports en commun propres et confortables sont des alternatives importantes à la voiture. En Europe, plusieurs villes ont opté pour des bus propres, électriques ou à hydrogène. Il est important que Bruxelles ne rate pas le coche et qu’elle participe, notamment en se fournissant en nouveaux autobus non-polluants. Il nous faut également des applications qui facilitent la combinaison de divers moyens de transports.

Mésurer égale savoir

En ce moment la qualité de l’air est mesurée par un certain nombre de stations de surveillance disséminées dans la région, mais le réseau ne couvre pas suffisamment les endroits critiques où la plupart des personnes, habitent, travaillent ou se déplacent. La recherche montre que la pollution atteint les pics les plus hauts sur les routes très fréquentées avec de nombreux bâtiments. Nous demandons que le gouvernement bruxellois mesure en permanence à tout endroit critique comme les routes très fréquentées, les jonctions et les lieux avec de nombreuses écoles, jardins d’enfants et les hôpitaux et maisons de repos.

Communication

Le gouvernement doit également veiller à ce que tous les citoyens sont informés quotidiennement en temps réel par différents canaux sur la qualité de l’air aux endroits critiques indiquant si les normes européennes ainsi que celles de l’OMS sont satisfaites. Il est important que les cyclistes et piétons obtiennent des recommandations concrètes sur les routes alternatives. La population devrait également être informée sur les risques de la pollution de la’ir et comment elle puisse contribuer à une meilleure qualité de l’air. Les groupes vulnérables ou les organismes qui travaillent avec eux être informés automatiquement sur la qualité de l’air et obtenir des recommandations sur les mesures concrètes qu’ils peuvent prendre pour mieux se protéger.

Tarification


Nous savons que la tarification du transport routier et la fiscalité verte pour véhicules feraient respecter les normes européennes en matière de pollution de l’air. Nous devrons également respecter au plus vite les orientations plus strictes de l’OMS. C’est donc une priorité absolue de définir comment et quand cette mesure sera prise afin qu’elle puisse être mise en œuvre dès que possible et avec succès.

Travaillons ensemble pour veiller à ce que l’air de Bruxelles soit moins pollué pour les jeunes, les actifs et les aînés, pour tous les bruxellois et bruxelloises.