Révélation de niveaux de pollution scandaleux à Bruxelles

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Des mesures indépendantes de la qualité de l’air réalisées par une organisation spécialisée dans le droit environnemental, ClientEarth, ont révélé des niveaux scandaleusement élevés de dioxyde d’azote (NO2) dans les rues de Bruxelles ainsi que des fautes alarmantes dans le réseau de monitoring officiel.

Les niveaux de concentration du gaz, qui provient principalement des véhicules au diesel, étaient presque deux fois et demi plus élevés que la limite légale et presque deux fois plus élevés que les enregistrements officiels les plus élevés publiés par Bruxelles Environnement.

ClientEarth a mesuré le niveau de dioxyde d’azote à différents endroits dans quatre rues différentes de la capitale: Rue Belliard, Rue de la Loi, Arts-Loi et Avenue des Arts. Sur tous les sites, sauf un – près du Parlement européen, assez éloigné de la rue – des niveaux illégaux et nocifs de pollution ont été trouvés.

Près de l’ambassade américaine, ClientEarth a enregistré des niveaux s’élevant à près de 100 μg/m3 en moyenne pendant la campagne de mesures. La limite légale annuelle est de 40 μg/m3. Dans la Rue de la Loi, les concentrations atteignaient plus de 90 µg/m³. Pour la même période, les enregistrements officiels les plus élevés publiés par Bruxelles Environnement atteignaient à peine 50 µg/m³ (Avenue de la Couronne).

ClientEarth, ainsi que 5 résidents bruxellois, a mené une action en justice contre le Gouvernement bruxellois pour négligence dans la gestion des niveaux illégaux de pollution de l’air et dans un monitoring efficace.

Ugo Taddei, avocat chez ClientEarth, explique: “Ce sont des niveaux de pollution de l’air simplement scandaleux. En cachant la réalité sur la qualité de l’air dans la capitale, le Gouvernement bruxellois expose chacun d’entre nous à des risques sanitaires inacceptables.“

Les citoyens bruxellois ont été privé de leur droit à un air sain depuis trop longtemps. Le Gouvernement bruxellois a l’obligation légale et morale de corriger immédiatement les fautes alarmantes dans son réseau de mesure. En l’état, le Gouvernement ne donne pas une image fidèle à la réalité de la qualité de l’air dans la ville.

“Le Gouvernement doit également adopter des mesures urgentes et ambitieuses pour faire baisser les niveaux de pollution de l’air sous les limites légales le plus rapidement possible. »

Karin De Schepper et Lies Craeynest, résidentes bruxelloises et requérantes dans l’action en justice, disent: « Ces résultats montrent que la situation est beaucoup plus grave que nous pensions. Nous nous inquiétons qu’enfants et autres personnes vulnérables respirent de l’air toxique tous les jours, causant des dommages irréparables à leur santé. »

« Nous attendons de notre gouvernement qu’il informe et protège de façon adéquate ses citoyens. La Région bruxelloise a annoncé un premier ensemble de mesures. Nous comptons sur la Région et sur les communes pour coopérer dès que possible afin de concrétiser cette ambition. Ces résultats alarmants nous montrent encore une fois que nous avons besoin de politiques efficaces pour rende la mobilité saine facile et attirante pour tous. Personne n’est perdant si la santé de tous est gagnante. »

 

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